Le mercredi 26 novembre, nous partons pour 4 jours d’expédition à Uyuni et dans le Sud Lipez. Situé au sud ouest de la Bolivie, c’est un des endroits les plus touristiques d’Amérique du sud. Certains disent que quand on a visité le Sud Lipez, tout semble fade après. On ne leur donnera pas forcément tort.

On prend donc un bus de nuit pour la première fois, et on se rend compte que c’est bien confortable ! On comprend mieux ce que vivent les familles qui font l’Amérique du Sud en sac à dos. Par contre comme c’est une première on est mal équipés. On n’a pas d’oreillers et on a vite froid. On n’a pas de boules quies et on est réveillés par le chef de gare qui hurle « Potosiiiii » au stop intermédiaire à 3h du matin. On arrive à 6h à Uyuni, crevés tous les 4 mais motivés. On attend dans un café notre guide qui doit venir nous récupérer 3h plus tard. C’est rempli de baroudeurs qui dorment à moitié sur les tables, ça parle dans toutes les langues. Puis on file se dégourdir un peu les pattes dans un parc.

Puis nous partons à l’aventure dans le 4×4 de Jorge. Il est très gentil, calme, adorable avec les enfants, aime apprendre quelques mots de francais et sourit beaucoup. On accroche tout de suite. Mais il faut avouer que le premier jour nous ne sommes pas des plus locaces. Après notre courte nuit, nous nous endormons tous entre chaque arrêt.

Nous commençons par l’ancienne gare d’Uyuni, qui est devenu un cimetière de trains. Ces trains de marchandises allaient jusqu’à la côte chilienne. Après l’annexion par le Chili du dernier accès à la mer de la Bolivie, les chiliens ont été princiers, ils leur ont accordé un accès privilégié à un port pour faciliter leurs exportations. Trop sympa.

Nous traversons ensuite des paysages dignes d’un décor de Star Wars. Vallées grandioses, arides, steppe, rochers volcaniques, champs de quinoa. On voit nos premiers lamas et vigognes. Les filles grimpent sur des rochers dès qu’elles le peuvent.

Au canyon Anaconda on a un peu le vertige tellement c’est immense, mais le paysage est vraiment incroyable.

Nous visitons un élevage de lamas. C’est énorme, il y en a des dizaines dans l’enclos. Ils ont vraiment de bonnes têtes ces animaux, on se marre bien.

Le soir nous nous posons pour la nuit peu après l’entrée dans le parc national Eduardo Abaroa. On attend le repas avec impatience et on file se coucher sans demander notre reste !

Le vendredi on se réveille plutôt reposés, à part Charlotte qui a encore une belle dette de sommeil. Le petit déjeuner est gargantuesque. Pains, fruits, oeufs, avocats… On est parés pour la journée !

On commence par la laguna verde, puis la laguna blanca. Ensuite on monte jusqu’à 5000 mètres d’altitude ! On sent que l’air de raréfie. Dès qu’on fait trois pas on est essoufflés, on se traîne comme des petits vieux. Mais les filles encaissent bien le coup, elles n’y voient que du feu.

Après le repas on teste les sources chaudes. Un bassin à 37°, un autre à 39°, le tout chauffé naturellement par l’activité sous-terrainne. On y croise une famille française  de Perpignan avec deux garçons de l’âge des filles, on barbote tranquillement.

Une fois séchés, direction les geysers. Il fait bien froid là haut, on se couvre à fond et c’est parti. Il y a de la vapeur qui sort de partout, des bains de souffre bouillonnants, on n’a jamais vu ça. On a froid, mais quand on se penche le sol est très chaud. On ressent la force de ce qui se passe sous nos pieds.

Dernier spot de la journée : la laguna colorada. On se promène le long du plan d’eau rempli de flamands roses, on peut les observer d’assez près. On sort les jumelles pour les voir encore mieux, on profite de la fin de journée dans cet endroit paisible.

Nous passons la nuit dans un petit hôtel a côté de la lagune, et on ne dort pas très bien. À 4500 mètres d’altitude c’est assez fréquent de se réveiller avec une sensation d’essoufflement et la gorge complètement sèche, on n’y a pas échappé. Mais le mega petit déjeuner à base de pancakes nous remet en jambe.

Nous commençons la journée par un autre mirador sur la laguna colorada. On fait des photos, des kerns. Et on rencontre une famille de béglais qui voyagent en sac à dos avec leurs deux enfants.

Puis nous allons au disierto de Siloli. Les filles grimpent sur les formations rocheuses pendant qu’on se promène. Nous retombons sur les béglais. En fait, tous les touristes font à peu près le même circuit. Les guides se connaissent et discutent en eux pendant qu’on fait encore plus connaissance. Les filles deviennent super copines avec Raphaëlle qui a 8 ans, et nous discutons longtemps avec Chloé et Barth. Chloé a monté la recyclerie La Boucle à Bègles, je me passionne pour son parcours et prends plein d’informations sur les réseaux d’entraide bordelais. Ça me donne tellement envie de me reconvertir !

Nos guides se donnent rendez-vous au spot suivant, une falaise remplie de chinchillas sauvages. On discute encore une heure avec Chloé et Bart pendant que les enfants essaient d’approcher les chinchillas et mulots dans les rochers. Les guides voient qu’on a du mal à se séparer, et changent les plans pour qu’on puisse passer la journée du lendemain avec eux.

Après une courte nuit dans un hôtel de sel (tous les sols sont recouverts de sel, sensation très bizarre au pied du lit), nous partons à 4h du matin pour voir le lever du soleil sur le salar d’Uyuni depuis la Isla Incahua.

Petit point wikipedia 🙂 : Cette étendue de sel est située à 3 658 mètres d’altitude. Avec une superficie de 10 582 km2, elle constitue le plus vaste désert de sel du monde, et représente environ 40 % des réserves de lithium exploitables de la planète. Ses dimensions sont de 150 kilomètres sur 100.

On grimpe une colline remplie de cactus centenaires, nous retrouvons les francais en haut. Le site est rempli de touristes, qui auraient préféré l’absence de ces 4 enfants qui discutent et rigolent, bien installés sur un rocher, au chaud sous une couverture… La vue et les couleurs sont incroyables.

Une fois le soleil bien en place nous redescendons pour prendre un petit dej sur le parking. Les enfants jouent, les parents papotent en buvant du café, les guident attendent.

Puis chaque famille va faire sa séance photo sur le salar. Les perspectives sur ce desert de sel permettent de bien s’amuser. Jorge nous fera même la petite vidéo traditionnelle en tournant autour de nous avec sa voiture.

Avant de terminer l’excursion nous faisons le tour des magasins de souvenirs, dans des hôtels de sel, marchés, toujours avec nos copains français. Les filles se font des cadeaux, nous goûtons la viande de lama. Nous disons au revoir à nos nouveaux copains béglais, avec la promesse de se voir à notre retour.

Jorge nous dépose devant un bar resto dans lequel nous allons passer tout l’après-midi, en attendant notre bus de nuit retour. Films, billards, repas, on commence déjà le repos après ces 4 jours bien remplis !

Ce fut vraiment une expérience extraordinaire que ces quatre jours dans le Sud Lipez. Un incontournable lors d’un voyage comme le nôtre. On ne peut que le conseiller à tous les voyageurs, ça vaut vraiment le détour !

 

2 thoughts on “Salar d’Uyuni et Sud Lipez

  1. Magnifique ! Ça donne très très envie !
    Et incroyable d’avoir rencontré une famille de girondins 😀

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